La mérule pleureuse "Serpula lacrimans" est à la fois le plus dangereux et le plus redouté des champignons qui sévissent dans les bâtiments. Si les conditions favorisent son développement, les dégâts qu’elle cause peuvent devenir rapidement importants. Elle atteint et détruit le bois, pénètre les murs et les sols pour parvenir jusqu’aux étages supérieurs.
L’attaque est caractérisée par les fructifications du champignon, parfois très grandes, en forme de coussins; leur centre est brun rouille, leur bord en bourrelet est blanc et duveteux. La poussière de spores expulsée par les fructifications mûres couvre le sol et les objets d’un dépôt brun-rouille.
Les parties auxquelles la mérule s’attaque sont les planches, les plafonds, les zones humides des sous-sols non excavés ou mal ventilés. Les éléments en bois atteints par la mérule, les résineux en particulier, mais également les feuillus sont détruits rapidement et complètement.
Elle détruit également les panneaux de particules et de fibres, les matelas de fibres, les isolations végétales, les tapis, le papier, les cartons ainsi que les textiles à base de cellulose.
La partie visible de la mérule se constitue d'un carpophore qui représente la partie fructificative du champignon.
La majorité du champignon est constituée par la partie végétative. Cette dernière est composée de hyphes, mycéliens et rhizomorphes. Ces "racines" se développent dans les faux-fonds et autres endroits cachés.
Dans le cas présent, les conditions hygrothermiques sont propices au développement de la mérule. Cet exemple est assez exceptionnel, toutefois il démontre bien l’ampleur que peut prendre la partie végétative d'une mérule. Un carpophore de 15 cm Ø sortait du coin supérieur droit de la fenêtre.
Après le démontage de l’embrasure, nous constatons que le linteau de la fenêtre est attaqué et partiellement détruit par la mérule.
Depuis le linteau, la mérule a traversé le mur en maçonnerie d’une épaisseur de 80 cm pour ressortir dans l’avant-toit.
Les mycéliens se sont propagés le long de la panne sablière et investi partiellement la charpente et le mur avoisinant. L’ensemble de la charpente a dû être repris et la partie basse reconstituée. Le mur en maçonnerie a également dû être partiellement remplacé.
La difficulté réside dans l’élimination de tous les mycéliens. En effet, ces derniers sont généralement dans les faux-fonds et dans les parties cachées. Si la mérule n’est pas complètement circonscrite, rien n’empêche un nouveau développement.
Dans le cas présent, la mérule s’est développée derrière un doublage en Sagex. Le châssis bois a servi de substrat. Apparemment, elle ne pouvait pas infester d’autres parties, car elle se situait sur un mur extérieur et un plafond en béton.
Lors du démontage du doublage du plafond, un mycélien ressortant du linteau de fenêtre a été mis à jour.
Par sécurité, nous avons effectué un sondage dans l’appartement situé au-dessus du linteau et constaté quelques mycéliens.
Après démontage du parquet et du lambris, nous avons constaté que la mérule était en pleine expansion.
La mérule s’est également propagée derrière l’isolation.
Nous avons décrépi les parties atteintes et n’avons pas constaté de mycélien sous le crépi, ce qui est inhabituel pour une mérule d’une telle ampleur.
En effectuant un nouveau sondage, bien qu'en présence d’un mur extérieur, nous avons mis à jour un doublage isolé.
Nous avons décrépi les parties atteintes et n’avons pas constaté de mycélien sous le crépi, ce qui est inhabituel pour une mérule d’une telle ampleur.
Ce n’est qu’après toutes ces découvertes que le traitement fongicide a pu être appliqué.
Après l’assainissement du bâtiment, la reconstruction doit être entreprise en tenant compte de l’humidité ainsi que des matériaux maintenus. Il est impératif de ne plus mettre du bois en contact direct avec les zones atteintes et/ou humides. Il est également très important de recrépir les murs avec un crépi adéquat et non avec un crépi ciment ou synthétique.
Sur cette photo, le mur est humide. Le terrain est à la hauteur des fenêtres et il est dépourvu de drainage. Un crépi d’assainissement a été appliqué sur ce mur. L’eau peut continuer à s’infiltrer à travers le sol en béton. Par contre, le mur est parfaitement sec, car le crépi d’assainissement bloque l’eau dans ses couches intérieures et la vapeur peut se diffuser à travers les couches extérieures. Ainsi le crépi reste sec et le mur peut s’assécher.
GARANTIE
Notre entreprise garantit 5 ans les travaux d’assainissement. Nous nous engageons par écrit à intervenir sous garantie si la mérule se développe à nouveau dans le lieu traité. Au terme des 5 ans et sur simple demande, nous effectuons une inspection des lieux et reconduisons la garantie pour 5 années supplémentaires.
EXPERTISE
Les expertises concernant la mérule pleureuse, les moisissures et les champignons en règle générale sont primordiales pour cerner leur étendue ainsi que pour le bon déroulement de l’assainissement. En effet, seule une expertise permet d’avoir la maîtrise de la cause déclenchante du champignon ainsi que les facteurs qui ont favorisé son développement. La qualité de cette expertise déterminera également les responsabilités, soit une éventuelle couverture d’assurance ou, lors de bâtiments protégés, la couverture partielle par des subventions. L'expertise initiale, le rapport, l'estimation des côuts ainsi que le déplacement sont des prestations offertes par notre entreprise (valable uniquement en Suisse. Pour les autres pays, seul le déplacement est facturé).
Nous sommes à même d’étendre l’expertise initiale à une expertise globale qui intègre la totalité du bâtiment. Nous déterminons les aspects hygrothermiques (humidité et température) et statiques du bâtiment pour un assainissement et/ou une rénovation.
METHODE DE TRAITEMENT POUR LA MAÇONNERIE
Lors d’une attaque de champignon (mérule pleureuse, coniophora ou poria), la maçonnerie est investie par les mycéliens (racines). Pendant les travaux d’assainissement, les murs sont décrépis afin de mettre à nu toute l’étendue du champignon. La grande difficulté réside dans le traitement des parties végétatives (racines, cordons, plateaux, etc...) qui sont à l’intérieur des murs. En effet, ces champignons traversent souvent les murs en maçonnerie, en briques ou en béton de part en part. Pour éviter le démontage et l’évacuation complets des murs, un traitement en profondeur est indispensable. Les moyens traditionnels tels que le giclage ou l’injection sont très incertains. Les produits coulent à l’intérieur des murs sans surveillance ou constat possible.
Nous utilisons un système qui permet de faire mousser les produits fongicides. Cette mousse est ensuite injectée dans la maçonnerie. Le comportement de la mousse est différent des produits liquides. A l’intérieur des murs, la mousse s’étend dans toutes les directions. Elle ressort à la surface par les interstices du mur et permet ainsi une bonne surveillance du traitement. Pour achever le traitement, les murs sont enduits de mousse. Contrairement aux systèmes traditionnels, la quantité de fongicide prescrite par le fabricant est appliquée facilement.
METHODE DE TRAITEMENT POUR LE BOIS
La technique pour traiter le bois est relativement complexe. Nous avons mis au point un système permettant de traiter toutes les parties du bois cachées et/ou difficilement accessibles. Pour plus de renseignements, un site est à votre disposition : www.woodcare.ch